Natation en eau libre

Introduction

La natation en eau libre est assez différente de la natation en piscine. C’est un environnement extérieur (hostile diront certains), avec beaucoup de paramètres à prendre en compte.

Je recommande de savoir nager avant de lire ce chapitre, je vous invite donc à lire les conseils en natation.

Entrainements

Il est important de s’entrainer à nager en eau libre avant de se lancer en course (ça n’est pas obligatoire mais recommandé, j’ai moi même fait mes premiers triathlons sans entrainements en eau libre).
Voici les différentes raisons :

  • Il n’y a pas le rebord de la piscine pour se reposer ou pour avoir pied
  • L’orientation n’est pas la même. Combien de nageurs ont commencé à partir en eau libre et à faire des cercles en pensant nager droit ? 😛
  • Cela permet de tester la combinaison, pour bien se familiariser à la flottaison et aux mouvements de bras.

Astuces

  • Je recommande d’avoir une bouée (visible) pendant la nage en eau libre. Surtout quand elle est pratiquée seul ! Cela permet de s’y reposer (en cas de crampes ou juste fatigue) et d’être visible par les autres : bateaux, planches à voile, …
  • Je conseille d’avoir des lunettes de natation adaptées pour l’extérieur (cela permet d’être moins ébloui par le soleil).

Environnement

Mine de rien, être en extérieur, à dépendre des conditions météorologiques, du parcours, ça change beaucoup la nage et la stratégie à prendre.

Vent et courant

Avant de se lancer dans la course, je vous invite à regarder dans quel sens va le vent et le courant. Qu’on le veuille ou non, cela va déporter les nageurs. C’est flagrant depuis l’extérieur !

  • Soit on a la chance de voir une course avant la notre, et cela permet de voir comment la météo influence la direction des nageurs.
  • Sinon on se contente d’observer les vagues créées par le vent.

Une fois que c’est étudié, il faut adapter sa direction de départ pour anticiper cette influence. Par exemple, je vais être déporté vers la gauche, je choisis un cap plus à droite de la bouée.

Vagues

Si il a des vagues (des grosses j’entends), cela ne va pas être de la tarte ! J’ai eu l’occasion à Saint-Cyprien de nager dans ces conditions, la difficulté est de naviguer et de respirer.

  • Pour naviguer, il faut essayer de localiser votre repère ou la bouée depuis le haut d’une vague. C’est à ce moment là que l’on a le meilleur champ de vision.
  • Pour respirer, il faut également essayer de respirer depuis le haut d’une vague. Cela évite d’avaler de l’eau au lieu de l’air. Attention également au côté pour respirer : je conseille de privilégier de respirer dos au vent pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

En fait, les meilleures conditions sont depuis le haut d’une vague, bon courage si il y a ces conditions !

Position des bouées

Le circuit de natation est souvent indiqué par des bouées.

Ces bouées sont

  • soit obligatoires (la majeure partie du cas)
  • soit indicatives (kilométrique).

Et elles se prennent

  • soit main droite,
  • soit main gauche.

C’est-à-dire qu’en nageant le crawl, la bouée reste du côté de notre main droite ou du côté de la main gauche .

Attention

Les bouées ne sont pas toujours visibles lorsque l’on nage, il faut donc

  • repérer le parcours de natation à l’avance, sur la carte puis avant d’être dans l’eau
  • prendre un repère fixe à l’extérieur (maison, arbre, montagne), et surtout pas mobile (nuage, avion ?) !

Même si lorsque l’on nage ça peut paraitre bizarre de suivre ce point de repère, parce que le banc de nageur ne le suit pas, il faut se faire confiance ! La majorité des nageurs ne naviguent pas, ils suivent juste le nageur devant eux. Je recommande de nager avec sa tête !

Sortie à l’australienne

La sortie à l’australienne est un passage terrestre pendant le circuit de natation. Il y en a souvent lorsque le circuit natation comprend plusieurs boucles : il faut alors sortir de l’eau. Il ne faut donc pas perdre de temps pendant cette sortie.

Dès que je commence à avoir pied, je fais le « dauphin » (cf la section Nage), ensuite, une fois que le niveau de l’eau n’est plus très haut, je cours. Quand je dis « je cours », c’est à une bonne allure (celle de la course à pied de l’épreuve), je rappelle que c’est une course et l’idée n’est pas de ramasser les champignons.

J’en profite également pour regarder comment est organisée la course : où sont les groupes, combien sont-ils, où sont les premiers et je fonce dans l’eau. Selon la profondeur de l’eau et la qualité du sol, soit je plonge (Attention à la profondeur de l’eau !), soit je fais le dauphin.

Qualité du sol

Testez la qualité du sol avant de prendre trop de risques (il ne faut pas non plus être au ralenti) :

  • Si c’est des cailloux pointus (triathlon du Levezou par exemple), soyez prudent, une coupure peut vite être pénible.
  • Quand il y a des cailloux avec des algues, cela peut être glissant.
  • Si c’est du sable ou de la vase, foncez !

Mer

Personnellement, les seules fois où j’ai rencontré des problèmes d’irritation en natation sont dans la mer, notamment à Argelès-sur-mer. Cela doit être du à la salinité de l’eau. Je recommande donc d’ajouter du lubrifiant derrière la nuque pour éviter les mauvaises surprises !

Nage

La nage en eau libre est légèrement différente de la nage en piscine.
Voici donc la liste des différences que j’ai identifiées :

  • La technique est la même, mais il faut réussir à naviguer hors de l’eau ! Personnellement, je respire tous les 3 temps, et après un cycle de respiration gauche droite, j’en profite pour lever les yeux et suivre mon point de repère. J’essaie de ne pas lever trop la tête pour ne pas trop me fatiguer (mode crocodile). Cela me fait donc lever les yeux tous les 6 temps. Si on est à l’aise dans sa trace, on peut se contenter de faire cela tous les 3 temps de respiration. Un récent cours de natation eau libre m’a recommandé de regarder juste avant de respirer. Il faut que je vois ce qui est le mieux.
  • Je bats très peu des jambes pour les réserver pour la suite de la course. Avec la combinaison, on flotte déjà suffisamment. Je me mets juste à les battre de manière plus intensive sur les 150 derniers mètres pour préparer mes jambes au vélo et refaire circuler le sang.
  • Je travaille encore ce point, mais l’idéal est de faire pipi dans sa combinaison avant de sortir de l’eau. Cela fait du bien et apporte un gain de temps conséquent !
  • C’est toujours un gros dilemme : vaut-il mieux prendre des pieds, économiser des forces mais ne pas prendre la bonne trajectoire, ou l’inverse ? Je ne connais pas la réponse. Personnellement je préfère optimiser ma trajectoire, comme j’en parle dans mon CR de Revel.
  • Dès que l’on a pied, mais pas suffisamment pour courir, il faut faire le dauphin. C’est-à-dire qu’il faut se redresser et faire un plongeon en avant, et recommencer jusqu’à ce que la nage ou la course à pied soient possibles.
  • Lors d’un départ d’un triathlon, je suis au taquet pour partir. C’est une course, donc on est prêt à bondir au départ pour bien se placer et foncer !

Astuces

  • La meilleure aspiration/sillage se prend le long des jambes/du bassin du nageur de devant plutôt que dans ses pieds.
  • Il faut des lunettes de natation extérieures (les mêmes qu’à l’entrainement évoqué au début de ce chapitre).
  • Je mets de la vaseline sur les poignets et les chevilles pour retirer plus facilement la combinaison en transition. Pour les personnes les plus sensibles, je recommande de mettre de la vaseline dans le cou.
  • J’ai légèrement raccourci ma combinaison au niveau des chevilles et poignets pour la retirer également plus facilement.
  • Pour prendre une bouée, c’est plus optimisé de faire un mouvement de dos crawlé au niveau de cette bouée pour optimiser le nombre de mouvements. Il ne faut pas non plus hésiter à monter sur les gens.