L de l’Altriman 2018

Dernière course préparatoire avant Mont-Tremblant !
Quasiment 1 mois avant l’ironman, avec un beau profil de course dans un cadre apparemment magnifique : 1.9km de natation dans un lac à 1500m d’altitude, 100km de vélo avec 2500 de D+ et un semi avec 400 de D+. De quoi se faire plaisir et idéal pour se tester.

Je suis globalement bien détendu, j’ai fait une belle saison, j’ai des roues non profilées pour être à l’aise dans les descentes de col. Le seul hic : comment s’habiller ? Ça va nous poursuivre jusqu’à la course. En effet, ça a l’air orageux, et orage en montagne, ça peut-être vite compliqué : il peut faire très froid en descente. Allez, je mettrai les manchettes et coupe vent pendant le vélo et au pire je les retrousserai.

Départ avec Flo après le boulot, Val récupère nos dossards et on le retrouve le soir pour qu’il nous les donne. En passant en voiture le col de Pailhère, c’est super joli : des vaches et des marmottes sur la route. On arrive dans l’appart du AirBnb pour le week-end, il est classe et spacieux, c’est cool !

Pré-course

Préparation du matériel pour le lendemain ! Pâtes le soir et bonne nuit de sommeil. Faut se lever tôt pour petit-déjeuner 3h avant…

Réveil toujours difficile, mais on se motive pour prendre le petit déj. Francky, qui est déjà levé et sur place en tant qu’arbitre principal pour la journée nous annonce un retard de 30min sur l’altriman à cause du brouillard sur le lac. Retard qui sera impacté sur notre course. Pas grave, ça nous fera 30min de sieste de plus après le petit déj. Le brouillard peinera à se lever, finalement le parcours natation du full est modifié.

Arrivée au parc à vélo, le soleil n’est pas encore complétement levé et il y a encore le brouillard, on se pèle un peu les miches quand même ! On s’installe tranquillement avec toute la team. Je pose le coupe-vent et les manchettes à mon emplacement.

Ah ! Le soleil se lève, ça réchauffe, c’est cool !

Les organisateurs nous disent de nous mettre en place devant la ligne, OK très bien.
Grosse hésitation pour le parcours natation,il y a encore du brouillard, je me mets dans l’eau, finalement ça va, je m’attendais à pire. Je m’échauffe un peu, je fais un test pipi en nageant, et ça marche, sans m’arrêter ! C’est cool ça !
Arrivé devant la ligne de départ avec tous les athlètes. Sauf que les espagnols, ça parle beaucoup et fort… Donc au final, on entend pas le Briefing de la course (désolé Francky, je n’aurai pas entendu tes consignes d’arbitre). Le kayak ouvreur passe, finalement, au dernier moment ils décident de maintenir le parcours normal, donc une seule grande boucle.
Punaise, la bouée est loin, ça va être difficile de bien la cibler. Olalala, et en plus ça commence à gruger grave pour le départ, ça s’avance bien sur le bord, les gars grugent vraiment à mort… Bon du coup je fais un peu en culpabilisant et me restreignant. Allez, juste la moitié pour la conscience… Mais que font les arbitres !

Natation

Coup de sifflet, c’est parti ! Je nage, ça bouscule pas trop, les sensations ne sont pas super folles, j’ai pas beaucoup pu nager avec cette période de transition des piscines. Je galère à cibler la bouée mais je fais mon petit bonhomme de chemin, sans forcément prendre les pieds. A mi-parcours, il y a un super soleil, avec ciel dégagé, et là je me dis que je ne prendrai pas les manchettes sur le vélo ! Rappelle toi mec, on est en été, à la montagne, ça va cogner dur. Ça a l’air nickel ! Rien de spécial, mis à part que je me trouve moins bien que d’habitude, je trouve que je respire fort (je me dirai en après course que c’était peut-être du à l’altitude). Allez, on va sur le retour, il va être temps de faire pipi, merde, ça vient pas… Punaise je dois m’arrêter comme la semaine d’avant avec Flo pour ouvrir la valve et je peux reprendre la nage une fois le débit lancé… Quelle poisse, perdre du temps bêtement.
Il y a plusieurs oriflammes à l’arrivée, au final je ne sais pas trop lesquels prendre, je vais suivre les gens et on verra bien.

Elapsed Time Moving Time Distance Average Speed Max Speed Elevation Gain
00:30:28 00:30:28 1.87 3.68 6.48 0.00
hours hours km km/h km/h meters

T1

Je finis par sortir de l’eau, un peu de dauphin puis je cours pour gagner des places sur T1. J’entends quelqu’un annoncer aux coureurs en passant : 39 – 40. Punaise, en effet, je suis pas hyper bien classé. Allez c’est pas grave c’est enfin fini ! Je cherche mon vélo, punaise je me suis gouré d’allée… Zut, elle est longue en plus cette allée, tiens, un petit trou pour passer, je regarde pour passer, l’arbitre ne regarde pas. C’est pas correct et c’est triché, je sais, j’aurai du recevoir un carton jaune de Stop&Go. Je pense que j’ai gagné 20m en coupant, mais j’en ai perdu 100 en me plantant, disons que j’ai essayé de limiter la casse.
Je laisse donc les manchettes et ne prends que mon coupe vent, j’enfile le reste des tenues et c’est parti sur le vélo, juste avant de partir Nico est arrivé pour se changer, on s’encourage et échange quelques mots.

Vélo

Allez, enfin le vélo ! C’est toujours un de mes meilleurs moments sur le tri, enfin débarrassé de la natation, et on peut enfin se faire plaisir, surtout que le parcours est top ! Je commence à doubler, le revêtement est pas ouf pour sortir de la zone du camping, mais après ça passe, petite boucle de 30km avec 2 cols avant de partir sur une grande boucle. Ça grimpe régulièrement avec vue sur le lac, je vois des nageurs au loin et j’ai une pensée pour eux. Je vais à un bon rythme sans me griller les ailes comme sur Revel, je double du monde. Ça attaque enfin le col, je vois une moto arbitre avec ce bon vieux Francky, mais je ne crois pas qu’il m’ait reconnu. Je monte bien, j’arrive en haut du col et des supporters m’annoncent 7 et le gars derrière 8. Punaise c’est ouf, je me suis pas rendu compte avoir doublé autant de gens. Je continue en me disant que les gars ont du se tromper. J’entame la descente, je rattrape 2 personnes et les doubles sans prendre de risques, gros coup de cul ensuite, je continue mon bonhomme de chemin, le parcours est vraiment top ! Francky me double à nouveau à moto avant l’arrivée en haut du deuxième col avec un big smile, un énorme groupe de supporter TUC est aussis là, j’ai l’impression d’être au Tour de France, c’est magique ! A ce moment là je suis 2 mais je ne le réalise pas vraiment, je me dis que je suis pas loin du podium, mais sans trop croire ce que disent les gens.
Descente pour terminer la première boucle, pleins d’espagnols pour encourager, c’est top : « quatros minutos » j’entends, le mec devant moi est à 4′, je me sens vraiment bien, j’ai même l’arrogance de me dire que c’est trop facile et que je vais bouffer le premier… Faux plat descendant, on passe devant l’appart, je repense aux banderoles qu’on pensait mettre pour cet instant là, ça me fait sourire, puis longue descente (avec un passage avec travaux et feux alternés, c’est pas terrible pour la course ça…). Je n’aurai pas compté combien de fois j’ai crié de joie.

Pendant toute la course, la moto photo aura été mon fil rouge, il m’aura tenu compagnie, c’était cool (et j’ai de belles photos du coup :D)
Belle grosse montée, je passe à coté de supporter qui m’annoncent la personne devant à 3’30/4′, je leur demande ma place, ils me confirment 2nd, punaise c’est top ça ! La chaleur commence à se faire bien sentir, j’essaie de bien boire et manger.
Peu avant le col de Pailhère, la voiture des organisateurs passe à coté et m’annoncent 2’30 devant et 2’30 derrière. Allez, on s’accroche et je vais bien finir par revenir sur lui ! Je sens que je bois beaucoup, mais je me dis que ça va tenir, j’ai hésité à m’arrêter au ravito de Pailhère pour remplir mon bidon, mais bon, c’est une course, je voulais pas m’arrêter ! Après discussion avec Flo, il a jeté son bidon pour en prendre un nouveau, c’est plus rapide c’est clair. J’aurais peut-être du faire ça (mais bon, j’avais mes beaux bidons !). Montée du bout du col, Francky m’encourage, y a le demi-tour donc on peut voir les écarts ! Ah c’est cool, ça motive ! Allez les gars !
Après le demi-tour et la descente du col, ça deviendra compliqué, il reste quand même 20km, ce n’est pas rien, j’avais encore de l’eau pour tenir, mais plus rien à manger, merde ! J’aurais du mieux gérer mon alimentation. Je commence à piocher et à serrer les dents, et ma douleur au genou revient, j’avais bien besoin de ça… On continue de m’encourager (notamment Francky sur la moto en levant les bras et super heureux : molo mon gars, il reste un semi !) mais le premier a fait un gros retour, il reprendra du temps, on repart à 4′ d’écart à la T2. Le troisième sera revenu à 1′ et quelques aussi. Punaise, j’aurai bien pris cher sur cette portion, mieux gérer le stock et l’alimentation pour la prochaine fois !

Elapsed Time Moving Time Distance Average Speed Max Speed Elevation Gain
03:30:56 03:30:56 100.02 28.45 80.28 2,301.00
hours hours km km/h km/h meters

T2

Une T2 éclaire, chaussettes et casquettes et c’est parti !

CàP

Dès le début de la CàP, j’en profite pour m’arrêter au ravito et manger des pâtes de fruits, ça se mâche bien et ça fond dans la bouche (un peu). Et c’est parti pour la portion plate le long du barrage.

Y a pleins d’encouragements, c’est top, je croise le premier au début du barrage, on se tape dans la main, il a une grosse avance. Pour l’instant, l’allure tient et est correcte : 4’10 au kilo, ça a l’air stable avec le 3 et 4 que je croise sur le barrage. Un petit vent est présent ce qui rend la température moins pesante, je range la casquette dans la poche. Je croise Flo et d’autres, les vachettes du M m’encouragent et je repasse vers l’arrivée et la on va entamer la partie qui grimpe !
Je tiens bien mon rythme, c’est dur, mais c’est normal ! Je monte dans le village, j’ai même l’impression d’avoir distancé le 3ème. Par contre, je commence à avoir l’alerte de la crampe, aie, va falloir gérer ça ! Ravito à mi-montée, je prends juste de l’eau, et sur le plat et petite descente, je ressens l’alerte de la crampe, en montée ça va. Bon OK mec, t’as pas le choix, va falloir prendre ton sel. En haut de la grosse montée du village, je prends mon sel avec de l’eau et j’entame la descente vers le lac. Ouch, la crampe à l’ischio revient et s’amplifie, punaise j’ai l’impression de boiter à moitié ! Allez inconscient, fais moi passer ça ! Je regarde l’allure, 4’40 », aie, j’entends aussi des pas se rapprocher, je ne me retourne pas pour ne pas lui donner confiance. Il me double : il descend vite le bougre, j’essaie de ne pas me laisser influencer, la crampe passe, je devrais pouvoir reprendre l’allure, il n’a que quelques mètres d’avance. On monte au lac, je vois que je reviens sur lui en montée. OK, je grimpe mieux, il descend mieux. Dommage que ça termine par une descente, va falloir creuser suffisamment en montée. Demi-tour au ravito, il ne s’arrête pas et jette son gobelet plus loin (ce qui lui vaudra des reproches des bénévoles). Pour ma part, je décide de m’arrêter manger des pâtes de fruits et boire un verre d’eau et repartir. Je lui cède de précieuses secondes, mais à un moment, il faut écouter son corps. Je repars dans la chasse, il creuse un peu car ça descend, heureusement ça remonte et je vois que je reviens petit à petit. On croise les autres concurrents, bon, le podium a l’air bien, mais je peux reprendre ma deuxième place, allez ! Surtout que je repense à ces précieuses secondes données en natation à cause de la pause pipi ! Je vais pas perdre la seconde place à cause de ça, ah ça non ! Je croise Flo, il est bien placé, il m’encourage en croyant que je lâchais prise alors que je revenais sur lui. Je double le deuxième peu avant de basculer, merde, j’ai pas d’écart, va falloir bourriner en descente pour tenir. Je dévale comme un fou, et je le sens qui revient, je m’accroche et on se tire la bourre. Dans le village, je le sens qui lâche prise, yes, c’est bon ça ! Je m’accroche et continue l’allure. Je repasse sous la porte médiévale avant d’arriver au ravito, et dans le virage, y a le coquin qui arrive de la droite ! Oh punaise, il a pris le mauvais chemin et ça lui a bien raccourci de 10/15″ ! Je suis toujours devant lui et dans ma tête je me dis que c’est bon, il est foutu, même si il termine devant moi, il sera derrière (je connais un arbitre principal). En pleine confiance, je continue de bourriner dans la descente, je continue de croiser des gens, on s’encourage. Les kilomètres défilent et je sens ma deuxième place, je suis aux anges ! Le speaker, la musique, j’arrive ! Yes, énorme ! Punaise j’ai tenu, c’est trop bon ça ! Aie, y a les 3 marches pour monter arrêter le chrono, mais qu’importe, je l’ai fait ! Le troisième terminera à 1′ derrière moi, il a eu un point de coté dans la descente et a explosé.

Elapsed Time Moving Time Distance Average Speed Max Speed Elevation Gain
01:33:04 01:32:59 20.19 13.02 20.16 361.00
hours hours km km/h km/h meters

Bilan

Punaise au final super content de cette course, parcours top, paysage top, une bataille incroyable pour cette place, c’est la première fois que ça a été aussi serré pour moi ! D’habitude la différence de niveau entre devant et derrière est plus/trop importante, mais cella là, je suis bien allé la chercher !

Résultats

Et, voici donc, les résultats !

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